29 janvier 2009
RACE BERRICHONNE N*2
Poursuivons ensemble notre radioscopie de la « race berrichonne », même si notre amour-propre peut parfois en souffrir…
« Les habitants du Cher sont d’une taille médiocre et d’une faible constitution. Cependant, dans quelques parties de ce pays, ils sont d’une taille plus avantageuse, d’une constitution plus forte et plus agile : cette partie est celle du vignoble.
Leur teint est généralement blafard, leur peau sans coloris, leurs cheveux sont châtain-brun. Ils ont le regard timide, les yeux sans vivacité. Leur physionomie a peu d’expression, leur démarche est embarrassée, leur imagination lente, leur prononciation lente aussi. Ils n’ont aucun accent, mais ils traînent sur les mots. Ils se servent très souvent de l’expression « aga donc », pour dire « voyez donc ».
La lenteur forme le principal trait de leur caractère. Ils la portent dans tout ce qu’ils font : dans leurs travaux, dans leurs plaisirs, dans leur démarche, dans leur langage.
Ils apprécient le bien qu’on leur fait, se plaignent peu du mal qu’on leur cause, et le supporte avec calme et résignation. »
Source : MALTE-BRUN (V.A.) – Les jeunes voyageurs en France ou Description pittoresque du sol et des curiosités de ce pays, avec l’esquisse des mœurs de chaque province
(Paris, Librairie de l’Enfance et de la Jeunesse E. Ducrocq, Tome premier, 1881)
NB- Pour celles et ceux qui ne se reconnaîtraient pas dans ce portrait sans complaisance, le débat reste ouvert. Et cela se passe sur LIBR’HERRY, bien sûr…
23 janvier 2009
BENABAR & BERRY ?
« Sans la musique, la vie serait une erreur » : cette sentence de mon ami Nietzsche ne vaut-elle pas aussi pour LIBR’HERRY ? Il manque un brin de mélodie à notre « joli blog villageois ». Mais comme je ne sais apprécier ni la musette ni l’accordéon, difficile de trouver une harmonie esthétique avec notre terroir berrichon… C’est le chanteur Bénabar qui vient de me convaincre : sa chanson « À la campagne » est un chef-d’œuvre d’humour bucolique à la gloire de l’imaginaire rural, le temps d’un week-end... Les Hérissons de Paris s’en amuseront. Les Parigots d’Herry s’en délecteront. Alors dès que vous vous connectez sur LIBR’HERRY, n’oubliez pas d'activer cette VIDEO DAILYMOTION. Écoutez. Respirez un grand coup. Et vous savourez déjà le grand air de la Campagne « où y’a toujours un truc à faire… »
Bénabar , son nouveau clip "A La Campagne" (New)
Vidéo envoyée par wonderful-life1989
Pour les Hérissons de Paris et les Parigots d'Herry !
20 janvier 2009
BIENVENUE À HERRY N°1
Dommage que notre village n’organise pas, au moins une fois par an, une petite cérémonie d’accueil en l’honneur des nouveaux Hérissons.
Cette NOUVELLE RUBRIQUE entreprend de vous les présenter, au gré des contacts fortuits que LIB’HERRY permet de nouer entre Hérissons de bonne volonté.
Cette semaine, hommage à une Hérissonne d’adoption qui va offrir une denrée précieuse à notre village : le talent !
La splendeur de son site internet psyche-photos.com (Cf lien en marge droite) suffira pour vous en convaincre.
Sabrina est photographe professionnelle.
Une artiste accomplie : elle ne « prend » pas des photos, elle les compose. Son appareil n’est pas un instrument, c’est une palette, comme en témoignent les divers registres de son savoir-faire.
Avec l’intuition à l’affût, son œil a le génie de saisir la grâce éternelle d’une seconde volée au temps.
Cet amour du beau, elle aimerait bien sûr le faire partager à tout notre village…
Comme elle le suggère elle-même dans L’INTERVIEW EXCLUSIVE qu’elle a bien voulu nous accorder.
- Quel bon vent vous porte à Herry en Berry ?
On parle parfois de hasard, je parlerai de coïncidences du destin.
Je suis du Bordelais, et j'ai rencontré un Gallois qui est venu s'installer il y a quatre ans dans le Cher.
Nous nous sommes rencontrés dans ma région d’origine et il m'a ramenée (dans ses valises). J'ai eu le coup de cœur pour la petite maison qu'il a acheté dans le bourg d'Herry. Donc en somme, j'ai choisi Herry pour fonder ma famille.
- Quel charme trouvez-vous à notre village ?
Je ne le connais encore que peu, car je vis près de Vinon en attendant que la rénovation de la maison soit achevée.
Mais ce qui m'a plu, c'est le calme et en même temps la proximité avec certaines administrations ou commerces tel que la boulangerie, l'épicerie, les écoles, la mairie et la poste.
Bref, pour moi, on est à la campagne tout en ayant l'essentiel autour de soi avec un cadre fort agréable.
Je trouve qu'on est idéalement situé, entre Nevers et Bourges, proche de la Charité-sur-Loire mais aussi du Sancerrois que j'aime tout particulièrement.
C'est un joli coin du département et je suis contente de m'y installer.
- Quel Hérisson aimeriez-vous être ?
Jovial et dynamique, se nourrissant de contacts, rencontrant les autres Hérissons.
Et une maman de petits hérissons, un de ces jours, pour agrandir la communauté hérissonne…
En attendant, je veux être un des témoins privilégiés des cérémonies hérissonnes (mariages, baptêmes et autres événements…) et pouvoir ravir l'oeil des mes images hérissonnes.
Je vais être dans un premier temps un Hérisson qui part à la découverte d'un nouveau terrier. De nouvelles aventures hérissonnes, j'espère, m'attendent...

17 janvier 2009
BONS VŒUX ET MOTS CREUX
« Renouveau, changement, travail d’équipe, période d’adaptation, découverte du terrain » : promesse de Gascon ou de Berrichon ? Derrière les mots creux, la peur abyssale du vide ?
Le doute côtoyait gentiment l’expectative lors de la morne cérémonie des vœux de Monsieur le Maire, samedi 10 janvier dernier, sur la bonne foi de nos correspondants spéciaux, Hérissons de souche dont le flair ne trompe pas.
DES VŒUX SANS FAÇON ?
Quelques chaises installées à la va-vite, une table dressée sans nappe ni fleurs, une galette des rois sans fève ni couronne. De toute évidence, la nouvelle équipe municipale ne cultive pas trop le goût de la « belle cérémonie ». Mais qu’importe. L’ambiance se veut conviviale ou familiale, selon les affinités. Même si Monsieur le Maire oublie de présenter nominativement les membres de son conseil municipal. Pas de clerc ou ruse de Sioux ? Mystère. De mauvaises langues supputent qu’il préféra taire l’absence de certains conseillers municipaux, comme si un certain malaise jetait déjà le doute sur la cohésion de nos édiles.
DES VŒUX SANS ÂME ?
L’onction du suffrage universel transfigure rarement le notable en grand orateur. L’adage est aussi vrai à Herry. Les yeux de Monsieur le Maire ne quittent pas ses deux feuillets pour ne pas perdre le fil de son discours rédigé avec amour.
Félicitations d’usage et remerciements convenus se plaisent en redondances, peut-être pour mieux combler la vacuité de l’imagination. Le ton est sans conviction. Les sempiternels grands projets ânonnés depuis vingt ans – plan communal, aménagement du centre-bourg, rénovation du presbytère – font encore office de gentils vœux pieux.
Seule consolation : apprendre que notre belle « Croix des Missions », improprement appelée « Croix des Quinaults », sera restaurée. Une bonne résolution pour 2009 que LIBR’HERRY est fier d’avoir inspirée !
Soudain, point d’orgue du discours officiel, tombe la phrase ex-cathedra, insolite et mystérieuse, celle que la presse locale a reprise en chœur : « L’équipe municipale a changé, il faut que chacun s’adapte à ce changement. »
DES VŒUX SANS ÉLAN ?
Sublime exhortation cette « petite phrase politicienne ».
Est-elle comminatoire ? Dans le genre : « Adaptez-vous ou restez chez vous. »
Est-elle incantatoire ? Dans le style « continuité dans le culte du changement, ou culte du changement dans la continuité. » Impossible de décoder cet étrange message. Admirons au passage la prudence rhétorique : c’est l’équipe qui a « changé » mais nul ne sait encore ce que cette équipe veut changer…
Ni vision d’avenir, ni ambition mobilisatrice. Ni enthousiasme, ni envie. Dans le registre, « essayons de bien faire avec le peu qu’on a… » Avec, pour mise en scène, ce curieux alignement d’élus sages et résignés, tous dos au mur, qui donnent l’air d’attendre le peloton d’exécution. Dans le silence sépulcral d’un rituel compassé qui n’a hélas pas osé ouvrir un libre débat entre Hérissons de bonne volonté.
Entre l’utile et le futile, entre les effets d’annonce et les annonces sans effet, entre l’espoir et la désillusion, c’est compliqué la politique. Ici plus qu’ailleurs, parce que dans le Cher règne en maître la prudence timorée du tempérament berrichon !
EXCLUSIVITÉ : en écho à cette grande première municipale, découvrez ci-dessous, dans notre TRIBUNE LIBRE, le témoignage d’un conseiller municipal qui ne cache pas son nom !...

Source : La Voix du Sancerrois, 15 janvier 2009
TRIBUNE LIBRE N°2
Honneur aujourd’hui à un conseiller municipal qui a le courage de ne pas dissimuler son nom sur « notre joli blog villageois ».
LIBR’HERRY est heureux d’ouvrir, pour la première fois, ses colonnes à un Hérisson respectable et influent…
« Moi non plus, je n'étais pas présent à cette soirée, mais vous comprendrez pourquoi : je suis resté quelqu'un de l'opposition qui n'avalise pas tous les agissements du conseil municipal et qui veut une chose, défendre les intérêts de la commune d'Herry même si souvent je suis seul contre tous ; je ne voulais pas participer à cette parade toute organisée d'avance et où les citoyens de la commune n'ont même pas eu pas la parole.
Monsieur le maire n'avait pas cette année, la présence de Monsieur JUPILLE, celui qui l'a si bien intronisé après l'avoir soutenu vis à vis du "peuple" en le désignant comme le seul capable de lui succéder. La présence de notre ancien maire était-elle vraiment souhaitée à cette soirée quand on sait que notre nouveau maire et quelques uns de sa petite majorité le porte responsable de la dégradation de la commune ?
En tant que conseiller municipal et en contact permanent avec la population, je peux vous affirmer que cette dernière se pose d'énormes interrogations quant à la volonté de changement qui devait être la devise du 1er magistrat.
Plusieurs conseillers, voire adjoint, membres du personnel communal étaient absents à cette parodie de vœux. Faut-il s'interroger, voir en tirer des conclusions ? À mon avis : oui !
On peut regretter (eh oui, on regrette déjà) les voeux du maire d'avant 2001 où un élan amical des participants à cette soirée qui se voulait chaleureuse, sans oublier le bilan parfois rébarbatif du travail de l'année, mais où chacun avait sa place et venait malgré quelques heurts au moment des questions diverses que Monsieur JUPILLE (« Jeannot » pour la plupart) ne fuyait pas et auxquelles il savait faire face. Cela était vite oublié quand les verres s'entrechoquaient et que la bonne humeur si réputée des habitants d'Herry s'emparait de la salle des fêtes souvent comble à cette occasion.
En conclusion, n'était-ce pas plutôt là, une commune où il faisait bon vivre ? »
Philippe DUMUR

16 janvier 2009
TISSU D'ÂNERIES N°1
Quelle plus belle image pour illustrer cette NOUVELLE RUBRIQUE ! J’ignorais jusqu’alors que la peau d’âne servait jadis à fabriquer la peau de tambour…
Un tambour, en clin d’œil au « garde-champêtre numérique » qui - cela lui arrive aussi - raisonne comme une peau de tambour.
Et un âne, en référence à la pauvreté intellectuelle que Monsieur le Maire reproche à notre « joli blog villageois » ! - Cf article in Le Berry républicain, 10 janvier 2009 -
« Un tissu d’âneries », voilà sa première réaction officielle pour commenter LIBR’HERRY devant la presse locale.
- D’abord ce n’est pas très gentil. En considération de sa noble fonction, la moindre des courtoisies ne serait-elle pas de glisser un peu d’élégance dans sa désapprobation ? Je laisserai bien sûr à nos chers Hérissons le soin d’apprécier.
- Ensuite c’est moitié exact. Puisque lui-même avoue que sur ce blog, « il n’y a que la moitié de l’information ». La moitié, ce n’est pas assez, je le concède. Mais c’est beaucoup mieux que le « rien du tout » de la communication institutionnelle de la Mairie, pourvue pourtant d’une délégation ad hoc. Un silence assourdissant dont LIBR’HERRY renvoie l’écho, bien malgré lui.
- Surtout, c’est assez maladroit. LIBR’HERRY explore la filière numérique pour tisser un nouveau lien social, entre passé et présent, entre Herrissons de souche et Herrissons d’adoption, entre citoyens « initiés » et citoyens oubliés… Pourquoi alors dénigrer ce que nos chers Hérissons attendent ?
Difficile, il est vrai, de « plaire à tout le monde », même si ce « joli blog » ne fait de mal à personne…
ATTENTION : Dès demain, sans rapport aucun avec ce « tissu d’âneries », un reportage exclusif sur la première cérémonie des Vœux de notre nouveau Monsieur le Maire !

13 janvier 2009
LIBR’HERRY À L’HONNEUR !
Le Tout-Herry en parle… Et « cela fait jaser » !
Ma modestie dût-elle en souffrir, je ne résiste pas au plaisir de saluer comme il se doit le merveilleux article que LE BERRY RÉPUBLICAIN a bien voulu consacrer au « joli blog non officiel du village d’Herry », dans son édition du samedi 10 janvier..
Merveilleux, cet article l’est à tous égards :
• Bien écrit, avec humour et précision, il restitue à la perfection la vocation originelle de LIBR’HERRY. Et le statut de « garde champêtre numérique » me comble d’aise, même s’il m’oblige désormais à l’assumer, en raisonnant parfois comme une peau de tambour…
• Il révèle aussi que LIBR’HERRY ne laisse pas indifférents nos honorables édiles, même si notre premier magistrat semble le réduire à un « tissu d’âneries ». Une première réaction officielle sur laquelle je reviendrai dans une prochaine chronique, puisqu’elle vient de m’inspirer une nouvelle rubrique.
• Il consacre surtout la reconnaissance d’un nouveau média qui, faute de communication municipale avérée et contrôlée, propose humblement une tribune villageoise à celles et ceux qui aiment prendre part à la vie d’Herry, au gré de leurs envies ou de leur dépit…
À cet endroit, je remercie de tout cœur les gentils Hérissons qui, dès la publication de cet article, ont salué ce joli coup de pub pour notre village : n’est-il pas rare qu’une page entière de presse locale lui soit consacrée pour annoncer une bonne nouvelle ?
Comble du plaisir : samedi 10 janvier, les chiffres de fréquentation de ce blog ont explosé, réunissant en une seule matinée, cinq fois plus de visiteurs que la cérémonie des vœux de Monsieur le Maire…
Comme quoi, nul n’est prophète en son pays !
A très bientôt et MERCI à tous.

Pour nos fidèles lecteurs, ci-joint une version PDF dudit article :
_Users_jacquesgimard_Desktop_herry_berry
Un MERCI tout particulier à Sabine BLANC, journaliste au Berry Républicain, rédactrice de cet article, et animatrice de la rubrique « Le Web berrichon » sur le site le berry.fr, à consulter sans modération pour découvrir d’autres « jolis blogs » consacrés à notre terroir…
http://www.leberry.fr/dossiers/le_web_berrichon@DRlBLDtUMisEFRM-.html
10 janvier 2009
VIEILLE CARTE N°2
La jolie carte postale que LIBR’HERRY exhume aujourd’hui du passé réveille à notre mémoire un jour ensoleillé de la décennie 1950. Juste pour l’envie de suspendre la tristesse de l’hiver.
Une poule blanche se promène sur le champ de foire, une voiture antique stationne à l’ombre, les vitrines des « Docks de Nevers » donnent un peu d’âme à la place du village. Une ambiance estivale qu’en 1963, un quidam vacancier lègue à la postérité, en quelques mots enchantés, pour partager les plaisirs minuscules du bon air campagnard.
Au recto comme au verso : ainsi agit la magie de la carte postale ancienne.
Avec l’envoûtante nostalgie d’un village qui laissait derrière lui comme un souffle de bonheur…
« Eh bien ! Messire, vous semblez muet !
Demain, je quitte les bords de Loire, où le soleil enfin avait brillé.
Et hier seulement j’ai rempli votre ultime conseil : j’ai bu un verre de Sancerre et grillé ensuite une cigarette !
Je me porte bien et suis loin de la mélancolie.
Désolé, mais il n’y a pas de couleurs dans ce pays privé de soleil. (…) »

Source : Carte postale « Rue principale d’Herry » affranchie le 12 août 1963
(Macon, « Cim », Combier Imprimerie Macon)


