16 mai 2009
QU’ON SE LE DISE ! — n°1 —
L’absence persistante d’une « information municipale » digne de ce nom oblige notre « joli blog villageois » à réparer cette étrange vacuité.
Cette nouvelle rubrique a donc le plaisir d’ouvrir ses colonnes, autant que de besoin, aux associations locales à vocation culturelle, qui peinent à promouvoir leurs activités.
LIBR’HERRY reste ainsi fidèle à sa fonction primitive, celle de « garde-champêtre internautique » qui, après roulement de tambour, vient lire à haute et intelligible voix, son « avis à la population » sur la place du champ de foire…
Cette semaine, notre ami Lionel Tissier, Hérisson respectable, au demeurant vice-président de l’Association Saint-Céolaise, « nous prie de bien vouloir insérer le communiqué suivant » — selon la formule consacrée —
L’Association Sainte Céolaise reçoit le 23 mai prochain, à 17H30, au Prieuré de Saint-Céols, Madame Françoise Bézet, auteur de l’ouvrage « À l’ombre du siècle des Lumières » (éditions Guénégaud)
En avant-goût de cette conférence – « À l’ombre des Lumières ou la vie du curé prieur d’Herry » — apprécions le regard éclairé, et non moins enthousiaste, que Lionel Tissier nous propose dans un article paru dans « la Gazette berrichonne » :
« Ce livre, coproduction de Françoise Bezet et Henri-Claude Martin, s’attache à retracer l’essentiel du quotidien rural d’un gros bourg sous le règne du « Bien Aimé », en recourant à un impressionnant fonds d’archives paroissiales et communales d’une exceptionnelle quantité et qualité.
Déjà, ces archives avaient été triées, complétées d’anecdotes villageoises, par un religieux hors du commun, le prieur curé d’Herry, Martin Desmaisons, ancien abbé de Saint-Satur, près Sancerre, de 1728 à 1746. (….)
Cette foisonnante chronique, mise en scène par les deux auteurs, fait preuve d’un étonnant talent de dialoguistes pour rendre attrayant, émouvant, vraisemblable, cette série de nouvelles, lesquelles ne sont pas sans évoquer Rétif de la Bretonne ou les carnets d’Arthur Yong. »
Assez de quoi nous donner l’envie de nous transporter au XVIIIème siècle, dans les rues obscures d’Herry. À condition de pouvoir retrouver le soir même notre douillet XXIème siècle !

13 mai 2009
CHEMIN DE CROIX !
LIBR’HERRY s’était ému de sa disparition. Il en salue aujourd’hui la réapparition : la nouvelle « Croix des Missions » perpétue avec élégance la dignité de celle qui, cinquante ans durant, avait défié les intempéries…
Heureuse renaissance, tout à l’honneur de la vigilance de nos édiles, qui n’ont pu rester insensibles aux billets d’humeur de notre « joli blog villageois ». De bienveillants Hérissons ont pris soin de relayer notre indignation en haut lieu et à qui de droit. Qu’ils en soient bien sûr remerciés, au nom de tous ceux et toutes celles qui sont attachés à la sauvegarde de notre patrimoine culturel.
Révérencieuse reconnaissance aussi à l’homme de l’art qui a façonné à l’identique cet emblème de piété, vestige d’une époque qui osait célébrer l’universalité des valeurs chrétiennes, loin des procès en repentance intentés à notre passé colonial, dont il serait « convenable », paraît-il, d’avoir honte….
Facétieuse performance, enfin, que ce chef d’œuvre de l’humble charpentier. Pouvait-on imaginer qu’au XXIème siècle, son talent serait mis à contribution pour tailler dans la masse un instrument de torture qui, dans le mystère de la Résurrection, changea la face de l’humanité ?
Comme si le vent de Nazareth soufflait sur Herry : un rêve aussi doux qu’une bénédiction…

Décembre 2008 : la Croix des Missions a disparu...

Avril 2009 : la Croix est revenue !

Question de protocole : bientôt une inauguration ou une bénédiction ?

