JournalL’hommage municipal que La Voix du Sancerrois a récemment relaté à l’endroit de nos trois Hérissons centenaires a le bonheur de nous laisser songeurs…

Oublions vite la photo de circonstances immortalisant nos édiles dans une posture un peu guindée. Pas facile, il est vrai, de poser avec « une composition florale » dans les mains tout en voulant se donner une contenance naturelle… Dommage pour nos valeureux notables : le photographe n’était guère inspiré.

Arrêtons-nous simplement sur la pensée qui nous hante aussitôt : à quoi tient le mystère de la longévité ?

Devenir centenaire, est-ce le fait du hasard, le résultat d’une saine hygiène de vie, le verdict aléatoire d’un bon patrimoine génétique ?

Poser la question, c’est déjà se perdre en conjectures et, inconsciemment, s’interroger sur  notre propre aptitude à atteindre un siècle de vie.

Cent ans-01Pour nous qui doutons ou espérons — selon notre tempérament plus ou moins optimiste —, deux attitudes rivalisent de bon sens.

— Ou on adopte de franches résolutions pour multiplier nos chances d’atteindre ce cap de grande sagesse. Et on se met en quête de recettes promises à réussir.

Si vous partagez cette envie, suivez ce lien :

http://www.viva.presse.fr/Cinq-conseils-pour-devenir_3786.html

— Ou alors on cherche à se rassurer en évaluant nous-mêmes notre propre espérance de vie sur la base de questionnaires anxiogènes.

Si vous vous reconnaissez là, précipitez-vous sur ce lien :

http://www.e-sante.fr/quelle-est-votre-esperance-vie-faites-votre-calcul-personnel/actualite/422

Entre vouloir devenir centenaire et savoir si on va le devenir, surgirait la frontière entre deux conceptions de la vie, celle qui sépare les caractères volontaristes et les esprits fatalistes.

Mais cela serait vraiment trop simple si le secret de la longévité reposait sur un raisonnement cartésien. Pour longtemps encore, à Herry comme ailleurs, la chance d’être centenaire gardera ses mystères. Un cadeau étrange de la nature qui se plaira toujours à narguer l’équité…

Herry-100ans

Source : La Voix du Sancerrois, 19 janvier 2012