Tambour-XPuisque « notre joli blog villageois » a suivi l’organisation du scrutin présidentiel sur notre commune, LIBR’HERRY ne saurait rester indifférent aux élections législatives des 10 et 17 juin prochain, celles qui nous invitent à élire notre député.

Assez compliquée la perception du scrutin législatif.

Comme notre député est réputé être « représentant du peuple et élu de la nation », — souveraineté nationale oblige, selon l’article 3 de notre Constitution —, il n’a en théorie aucun compte à rendre à ses électeurs. Mais comme il s’agit d’un scrutin uninominal par circonscription, impossible pour un candidat, et encore moins pour le député sortant, de nier le rapport direct de légitimité qui le lie aux électeurs de son ressort territorial.

Dès lors, chaque élection législative demeure prisonnière des mêmes ambiguïtés : s’agit-il de donner une majorité parlementaire au nouveau président de la République ou de contribuer à l’équilibre des pouvoirs en exprimant le souhait d’une « cohabitation institutionnelle » ? S’agit-il d’approuver ou de désavouer une politique nationale ou des promesses d’actions locales, plus perceptibles et plus rationnelles pour une démocratie de proximité ? S’agit-il de souscrire au programme d’un parti politique ou d’exprimer l’attachement que l’on porte à une personnalité locale ?

Il y en a pour tous les goûts, pour toutes les sensibilités, pour tous les tempéraments lors d’un scrutin législatif d’autant plus qu’il se prête à 577 élections locales !

Seule façon de « voter en son âme et conscience » : faire valoir « notre droit d’interpellation » — vieille conquête révolutionnaire — auprès de notre député sortant pour nous aider à construire nous-même notre opinion.

Pour ce faire, rien de mieux qu’une lettre ouverte à notre député, Louis Cosyns, dont notre blog portera témoignage dans les questions qu’elle pose comme dans les réponses qu’elle recevra.

Aussitôt cette chronique insérée, cette lettre ouverte a été transmise à notre député, par la voie d’un mail.

Le 7 juin prochain, LIBR’HERRY publiera dans son intégralité la réponse qu’il voudra bien nous livrer.

Grâce à « notre joli blog villageois », vous disposerez ainsi de nouveaux éléments de réflexion pour vous forger une intime conviction.

À très bientôt donc… Et vive la démocratie locale !

 

Site Louis Cosyns

http://www.louiscosyns.fr/

 

 — Lettre ouverte à Louis Cosyns, notre député —

Monsieur le député,

Comme l’expression du suffrage compose désormais avec le débat démocratique permanent qu’alimente le web, permettez-moi de vous interroger en votre qualité de candidat aux élections législatives des 10 et 17 juin prochain sur la 3e circonscription du Cher.

Cette lettre ouverte est publiée sur LIBR’HERRY, — le joli blog non officiel du village d’Herry —, que j’ai plaisir d’animer depuis avril 2008,  et sur lequel figure, entre autres sources, un lien vers votre site.

Avec une moyenne de 130 visiteurs par semaine, ce blog s’impose tout naturellement comme le premier media d’Herry. Comme tel, il contribue à l’information régulière de nos concitoyens et fait honneur à son rôle de relais d’opinion.

À raison de votre expérience parlementaire, autorisez-moi à vous poser trois questions de bon sens, susceptibles d’inspirer le devoir civique de nos 826 électeurs Hérissons

  • Pourquoi estimez-vous devoir solliciter un troisième mandat parlementaire ?
  • Quelles sont vos trois dernières interventions marquantes sur notre commune d’Herry et/ou sur le canton de Sancergues ?
  • Au cours de votre dernier mandat, quels projets locaux (communes bénéficiaires, montants, types d’opération) avez-vous financés avec la « réserve parlementaire » que vous octroie chaque année l’Assemblée nationale ?

De façon à nourrir la réflexion de nos fidèles lecteurs(trices), je vous serai très reconnaissant de bien vouloir nous transmettre vos réponses avant le 6 juin prochain.

Comme il se doit, elles seront publiées dans leur intégralité sur le site LIBR’HERRY, dès le 7 juin, soit trois jours avant le premier tour de scrutin.

Si vous estimez ne pas devoir répondre, je serai au regret de dresser un constat de carence, sans nul doute préjudiciable au travail de terrain que vous déployez depuis quelques semaines sur notre circonscription.

Sûr de votre aimable contribution,

Je vous prie de croire, Monsieur le député, en l’assurance de mes respectueuses salutations.

Jacques Gimard

depute