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Au moment où nos gouvernants se complaisent en arguties pour défendre la « République exemplaire » qu’ils ont eux-mêmes bafouée, il est fort instructif d’observer la façon dont Yann Galut, notre ineffable député PS, accomplit sa mission de gentil godillot du socialo-boboland, dans les salons parisiens comme sur la 3e circonscription du Cher.

Après s’être dressé en joyeux chantre du Mariage pour Tous, dans les circonstances grotesques que l’on sait, voilà qu’il déploie toutes les ressources de la propagande socialiste pour blanchir au plus vite sa conscience républicaine.

Sur un réseau social à la mode, il applique les consignes de son parti aux abois jusqu’à rendre caricaturale la dialectique partisane.

Décodage croustillant de ses fameux « éléments de langage », —— diffusés hier sur Twitter.com —, autant de grosse ficelles lancées au paroxysme d’une affaire d’État qui le dépasse...

 

Posture 1 — Jouer le candide.

Feindre l’indignation en abondant dans la colère qu’expriment les sympathisants socialo-nigauds électeurs de Flanby. Et se draper dans la toge du grand philosophe qui s’interroge sur les turpitudes de l’appareil d’État.

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Posture 2 — Se proclamer réformateur.

Au moment où explose le scandale Cahuzac, se découvrir soudain une énergie réformatrice pour mettre en place « un véritable plan contre l’évasion fiscale ». Version pathétique du député dépité qui hurle avec les loups pour mieux se désolidariser de ses amis encombrants…

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Posture 3 — Oser l’insolence.

Profiter de cette crise de régime pour applaudir à l’intégrité de ses maîtres-penseurs. Chanter les louanges du « Changement », même s’il se retrouve tout seul à y croire… Apothéose du député godillot qui brasse de l’air pour refouler du vide.

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Les électeurs berrichons peuvent-ils se satisfaire d’un député aussi servile et inutile ? Laissons à chacun le soin de ruminer sa réponse dans son coin… jusqu’aux prochaines consultations électorales bien sûr.

 

Député-