Libr'Herry

Le joli blog non officiel du village d'Herry

28 novembre 2009

QU'ON SE LE DISE — N°3

tambourLH_01Puisque LIBR’HERRY aime commenter l’actualité locale, — à sa manière comme il se doit — impossible de passer sous silence l’événement bouleversant qui semble déjà mettre Herry en émoi : le comice agricole de 2010.

Nous reviendrons bien sûr, au moment opportun, sur ces festivités d’un autre âge, tout à l’honneur des solidarités villageoises d’antan, dont le curieux engouement en ce XXIe siècle relève plus de l’ethnologie que du folklore.

Attardons-nous plutôt sur le grand projet municipal du printemps prochain : organiser l’élection de la Reine du comice !

Hélas, l’article de la Voix du Sancerrois, pourtant très instructif, n’énumère pas les critères présidant à la recevabilité des candidatures.

LVD

LIBR’HERRY a pu se procurer la copie d’une circulaire officielle qui sera bientôt adressée à toutes les jouvencelles du cru. En exclusivité, il vous en dévoile les principaux extraits.

Outre les conditions d’âge, insistons sur quelques qualités substantielles qui devraient prêter à controverse dans les prochaines semaines.

EXTRAITS* —

 Article 2 - Les candidates à l’élection doivent justifier leur appartenance à la race berrichonne sur présentation du livret de famille. Une commission médicale, installée en janvier 2010, co-présidée par un médecin et un vétérinaire du canton, se réservera le droit de convoquer les candidates pour un contrôle morphologique.

(…)

Article 5 - Au risque de voir sa candidature invalidée, toute prétendante au titre de Reine du comice doit justifier la pratique assidue de deux activités culturelles parmi les quatre suivantes : couture, cuisine, pêche, pétanque.

(…)

Berrichonne_01Article 7 - Le jour de l’élection, les candi dates devront répondre, en patois berrichon, à trois questions portant sur les qualités et le savoir-faire de la bonne ménagère berrichonne.

Article 8 - Une fois sa candidature validée, la candidate doit signer une déclaration sur l’honneur valant engagement — pour le cas où elle serait élue Reine du comice — de se marier dans le délai de douze mois avec un agriculteur du canton.

(…)

Article 12-  En vertu d’une délibération en date du 19 juin 1942 ­— honorant le legs d’un généreux bienfaiteur, Cf ci-dessous —, le Conseil municipal d’Herry remettra une bourse de 1.000 € à l’heureuse élue, pour peu qu’elle soit reconnue « méritante », comme le requiert ladite délibération.

* Les présentes dispositions sortent tout droit de l’imagination de LIBR’HERRY. Elles ne lient pas les organisateurs du comice,  qui restent libres bien sûr de s’en inspirer…

d_lib_Herry

Source : Le Journal de Sancerre — 27 juin 1942

 

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03 septembre 2009

HERRY SOUS L'OCCUPATION

Histoire_02Dans le Berry comme ailleurs, l’anniversaire du sombre 3 septembre 1939 est passé presque inaperçu. — cf notre chronique sur #mce_temp_url# —.

Cette date symbolique offre un prétexte idéal pour inaugurer une nouvelle rubrique sur notre « joli blog villageois » : Herry sous l’Occupation.

Dans la perspective d'un projet inédit conjuguant histoire, mémoire et terroir, susceptible d’aboutir à la réalisation d’un livre, nous souhaitons collecter des témoignages parmi celles et ceux qui ont gardé des souvenirs précis de Herry sous l’occupation allemande (1940-1945).

Si vous avez à cœur de raconter votre expérience de la guerre, de perpétuer des anecdotes, douloureuses ou savoureuses, qui ont marqué votre jeunesse, alors votre « mémoire de guerre » nous intéresse. N’hésitez pas à nous contacter sur ce blog — cliquez sur « contactez l’auteur » sur la colonne de gauche —. Nous conviendrons d’un premier rendez-vous téléphonique pour lier connaissance.

À tout seigneur tout honneur, pour inaugurer ce sujet. Laissons la parole à l’Abbé Sennedot qui, dans son « Rapport exclusif adressé à l’Archevêque de Bourges sur les faits qui se sont passés à Herry depuis septembre 1939 jusqu’aux journées tragiques de juin 1940 », nous livre un récit circonstancié de « l’étrange défaite », version hérissonne...



Cur__Sennedot

— ÉPISODE 1 —

« Dès le début de la guerre, en septembre 1939, eut lieu, on s’en souvient, l’exode de la population de Paris et de sa banlieue. Ma paroisse fut copieusement dotée. Plus de six cents réfugiés, sous la conduite d’une assistante sociale et de deux petites sœurs de l’Assomption aboutirent à Herry. C’étaient surtout des vieillards, des femmes, des jeunes filles et des enfants appartenant pour la plupart à la religion juive. J’ouvris largement mon presbytère. Les chambres disponibles de furent occupées par deux familles. Je mis à la disposition de la municipalité les deux salles très vastes et très claires de mon école libre maternelle.

Dans l’une fut installée la cuisine, l’autre devint un réfectoire. On y servit pendant quinze jours les repas des réfugiés. J’envoyais tous les jours pour le dessert un panier de fruits : poires et pêches qui étaient abondantes, sans compter les soupes que je donnais comme supplément aux enfants qui logeaient au presbytère. Ces gestes charitables ont trouvé le chemin des cœurs : tous nos hôtes ont eu au moment de la séparation des paroles émues pour exprimer leur reconnaissance. » (À SUIVRE)

mai_1940


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16 juillet 2009

RACE BERRICHONNE N°3

Berrichon_03___copie Profitons de la pause estivale pour explorer encore les contours de la « race berrichonne », sous la plume, cette fois, de la bonne Dame de Nohant qui fait montre d’une condescendance quelque peu désobligeante à l’endroit de nos aïeux.

« Le caractère grave et silencieux du paysan n’est pas un des moindres charmes de cette contrée. Rien ne l’étonne, rien ne l’attire. Votre présence fortuite dans son sentier ne lui fera pas même tourner la tête, et si vous lui demandez le chemin d’une ville ou d’une ferme, toute sa réponse consistera dans un sourire de complaisance, comme pour vous prouver qu’il n’est pas dupe de votre facétie. Le paysan du Berry ne conçoit pas qu’on marche sans bien savoir où l’on va. À peine son chien daignera-t-il aboyer après vous ; ses enfants se cacheront derrière la haie pour échapper à vos regards ou à vos questions, et le plus petit d’entre eux, s’il n’a pu suivre ses frères en déroute, se laissera tomber de peur dans le fossé en criant de toutes ses forces. Mais la figure la plus impassible sera celle d’un grand bœuf blanc, doyen inévitable de tous ces pâturages, qui, vous regardant fixement du milieu du buisson, semble tenir en respect toute la famille moins grave et moins bienveillante des taureaux effarouchés.
À part cette première froideur à l’abord de l’étranger, le laboureur de ce pays est bon et hospitalier, comme ses ombrages paisibles, comme ses près aromatiques… »

Georges SAND — Valentine (Paris, Calmann-Lévy)

george_sand


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16 mai 2009

QU’ON SE LE DISE ! — n°1 —

Tambour L’absence persistante d’une « information municipale » digne de ce nom oblige notre « joli blog villageois » à réparer cette étrange vacuité.
Cette nouvelle rubrique a donc le plaisir d’ouvrir ses colonnes, autant que de besoin, aux associations locales à vocation culturelle, qui peinent à promouvoir leurs activités.
LIBR’HERRY reste ainsi fidèle à sa fonction primitive, celle de « garde-champêtre internautique » qui, après roulement de tambour, vient lire à haute et intelligible voix, son « avis à la population » sur la place du champ de foire…

Cette semaine, notre ami Lionel Tissier, Hérisson respectable, au demeurant vice-président de l’Association Saint-Céolaise, « nous prie de bien vouloir insérer le communiqué suivant » — selon la formule consacrée —

Lumi_res_Herry L’Association Sainte Céolaise reçoit le 23 mai prochain, à 17H30, au Prieuré de Saint-Céols, Madame Françoise Bézet, auteur de l’ouvrage « À l’ombre du siècle des Lumières » (éditions Guénégaud)

En avant-goût de cette conférence – « À l’ombre des Lumières ou la vie du curé prieur d’Herry » — apprécions le regard éclairé, et non moins enthousiaste, que Lionel Tissier nous propose dans un article paru dans « la Gazette berrichonne » :

« Ce livre, coproduction de Françoise Bezet et Henri-Claude Martin, s’attache à retracer l’essentiel du quotidien rural d’un gros bourg sous le règne du « Bien Aimé », en recourant à un impressionnant fonds d’archives paroissiales et communales d’une exceptionnelle quantité et qualité.
Déjà, ces archives avaient été triées, complétées d’anecdotes villageoises, par un religieux hors du commun, le prieur curé d’Herry, Martin Desmaisons, ancien abbé de Saint-Satur, près Sancerre, de 1728 à 1746. (….)
Cette foisonnante chronique, mise en scène par les deux auteurs, fait preuve d’un étonnant talent de dialoguistes pour rendre attrayant, émouvant, vraisemblable, cette série de nouvelles, lesquelles ne sont pas sans évoquer Rétif de la Bretonne ou les carnets d’Arthur Yong. »

Assez de quoi nous donner l’envie de nous transporter au XVIIIème siècle, dans les rues obscures d’Herry. À condition de pouvoir retrouver le soir même notre douillet XXIème siècle !

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24 décembre 2008

NOUVELLE D’ANTAN N°3

BP_Herry_04 En clin d’œil à notre divine fête de fin d’année, à cent-trois ans de distance, notre bon vieux « Bulletin paroissial d’Herry » nous offre un contraste saisissant avec le « Noël consumériste » du XXIème siècle.
Le texte est purement factuel, un peu naïf. Mais sa simplicité suffit à restituer la belle émotion d’une messe qui ne ressemble à aucune autre.

NOËL À HERRY

« Les fêtes de Noël furent très belles, assistance et communions nombreuses. Le « Minuit, Chrétiens » fut admirablement chanté par MM. Les chantres. M. le curé, dans son sermon, développa ces deux pensées : Jésus-Christ a été le sauveur du monde ; il est encore et toujours notre sauveur. En terminant, il adjura les pères, les mères, d’adresser au Sauveur naissant une prière ardente pour leurs chers enfants qui, en nos tristes jours, n’ont que des exemples d’impiété et ne reçoivent que des leçons d’irreligion.
O Jésus, nous vous confions nos enfants, gardez-les, sauvez-les !
Le programme musical du salut fut très remarquable. Merci à nos dévouées chanteuses et à notre habile accompagnateur. M. et Mme Chenu de la Prée eurent l’honneur d’offrir le pain bénit. Ils y joignirent une généreuse offrande. La quête fut faite par Mlle Vannier. »

Source : Bulletin paroissial d’Herry, n°11, février 1906

Creche_Noel_02

JOYEUX NOËL À TOUS !


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23 août 2008

NOUVELLE D’ANTAN N°2

BP_Herry_03En écho au projet de reconstruction du beffroi de notre église, réservons-nous une petite pensée pour Saint Loup, patron d’Herry, dont la fête approche à grands pas…

Laissons à notre bon vieux « Bulletin Paroissial d’Herry » le soin d’en réveiller le souvenir, avec une évocation nostalgique de notre « confrérie de saint Loup », injustement précipitée dans les oubliettes de notre histoire locale.

PREMIER DIMANCHE DE SEPTEMBRE

Le premier dimanche de septembre, fête de Saint Loup, patron d’Herry. Saint Loup est spécialement invoqué pour préserver de la peur et des maladies nerveuses.
Sa confrérie est célèbre et connue au loin. Renouvellement des inscriptions sur le registre de la confrérie.

Source : Bulletin paroissial d’Herry n°6 - Septembre 1905

LA CONFRÉRIE DE SAINT LOUP

La fête de saint Loup, patron d’Herry, a été rehaussée par la présence d’un jeune prêtre, compatriote de M. le curé et ami intime de M. l’Abbé, M. le professeur Lecoin, véritable artiste. Il chanta à la messe de sa voix superbe le "Panis Angelicus" de Hændel et le beau cantique de Diaz, "la Charité".
Il nous donna au salut, "l’O Salutaris" de Lefébure, le "Tantum ergo" de Lamothe et le "Laudate Dominum" de Gounod.

Eglise_St_Loup_02 La fête du saint patron d’Herry nous permet de parler de la célèbre confrérie de Saint-Loup, établie dans l’église paroissiale.

En voici les statuts :
Article premier - Une confrérie sous l’invocation de saint Loup est érigée dans l’église d’Herry ;
Art.2 - Chaque confrère fera inscrire ses noms et prénoms sur un registre tenu et gardé par M. le Curé ;
Art.3 – Tous les associés donneront en entrant dans la confrérie la somme de 0 fr. 50 et chaque année le jour de la fête patronale 0 fr.25. Le produit de ces offrandes est employé pour célébration de messes ;
Art.4 – Le lendemain du jour de la fête de saint Loup ou le jour le plus proche non empêché, il sera célébré un service pour les confrères défunts. Le jour du service sera indiqué afin que les confrères puissent s’y rendre ;
Art. 5 – Tous les confrères sont invités à s’approcher des sacrements le jour de la fête patronale de la confrérie. Nous accordons par ces présentes une indulgence de 40 jours à ceux qui se rendront à cette invitation ;
Art. 6 – Le jour de la fête patronale, nous permettons après les vêpres le salut solennel du Saint-Sacrement. On y chantera outre les antiennes ordinaires, celle d’un Pontife avec le verset et l’oraison du saint.
Le premier dimanche du mois au salut, on chantera aussi la même antienne et ce qui suit.
Donné et approuvé à Bourges, sous notre seing et le sceau de nos armes,

Le 18 janvier 1844
† J. M. A. Celestin, archevêque de Bourges

La confrérie de saint Loup qui existait avant la Révolution de 93, a donc été organisée par S. Em. Le Cardinal Du Pont, le 18 janvier 1844. Le but de cette confrérie est de placer sous le haut patronage de saint Loup, les personnes atteintes de maladies nerveuses, tout particulièrement les enfants, afin que le bon saint Loup les délivre de la peur et de cette maladie terrible, dite les convulsions.

Source : Bulletin paroissial d’Herry n°7 - Octobre 1905

LE CULTE DE SAINT LOUP

La belle statue que nous avons de saint Loup, en bois sculpté, a été inaugurée le 1er septembre 1752. Voici le passage des notes de messire Des Maisons, prieur d’Herry, qui nous l’apprend : « Les statues de saint Loup et de saint Abdon ont été posées et parfaites pour l’accomplissement du grand autel le 1er septembre 1752. Elles m’ont coûté cher, mais on les trouve fort bien faites. »

Saint_Loup Nous avons le bonheur de posséder une parcelle des reliques de saint Loup, authentifiées par le Cardinal Du Pont, le 29 août 1849. Elles sont renfermées dans un médaillon d’argent placé lui-même dans un riche reliquaire en cuivre doré, véritable objet d’art, acheté en 1901 par M. Guillon, curé d’Herry, au moyen de souscriptions. Le jour de la fête de saint Loup, ses reliques sont exposées sur un trône à la vénération des fidèles. Plusieurs ont ressenti les effets de sa toute-puissante intervention auprès de Dieu. Que de lettres reçues de mères désolées, puis consolées, attestant que saint Loup avait béni, soulagé, guéri leurs chers enfants. Puisse-t-il les préserver encore des morsures, des meurtrissures du loup infernal. Puisse ce grand saint protéger cette paroisse d’Herry dont il a la garde. Qu’il conserve l’esprit chrétien, la foi des aïeux.
O bon saint Loup, voyez nos besoins, secourez-nous, priez pour nous !

Source : Bulletin paroissial d’Herry n°7 - Octobre 1905

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13 juillet 2008

ÉTAT D'ÂME BERRICHON

Berrichon_01_copie Le Berrichon existe-t-il ?
Autrement dit, son profil de caractère se distingue-t-il des autres tempéraments français ?

Jadis, dans le sillage de George Sand, de nombreux auteurs, oubliés pour la plupart, ont cru devoir abonder dans cette ethnologie régionaliste dont les clichés ont la vie dure.

Au hasard de mes récentes trouvailles bibliographiques, j'aimerais soumettre à votre sagacité une « savoureuse peinture de caractère » qui a au moins le mérite de rouvrir le débat sur notre légendaire atavisme…
À vous de livrer le fond de votre pensée, en faisant fi de notre défiance berrichonne bien sûr !

Livre_Berry_01 EXTRAIT –
Le Berrichon a une âme bucolique, et il continue l’existence calme et débonnaire qui a toujours été la sienne au cours de son histoire.
Il est économe, parcimonieux. Il tient à ce qu’il a, ne cède qu’à bon escient et lorsque sa défiance s’est, pour ainsi dur, décadenassée.
Sur le champ de foire où il va vendre vache ou cochon, il sait d’avance combien il doit en tirer. Il feint de n’avoir pas besoin de vendre. S’il y consent, c’est pour rendre service. Il demande un prix qu’il sait excessif, se récrie sur le peu que vous lui offrez, paraît se désintéresser de la discussion, ne répond plus, recommence soudain quand à votre tour, vous faites mine de partir. La discussion peut s’éterniser, et le temps représente peu de chose. Avant de se rendre, il aura épuisé tous les arguments, les plus étrangers au marché en cours, et surtout lorsqu’il est certain d’empocher le bénéfice qu’il s’est fixé. Un sou est un sou. La nature, en Berry comme ailleurs, ne donne rien. La plus belle récolte ne compte pas tant qu’elle n’est pas dans la grange : un orage peut la détruire. On n’est certain de posséder que ce qui est chez soi. Tout le reste est aléatoire.
Cette sagesse, qui montrerait son fond d’amertume si on y regardait d’un peu près, somnole en tout paysan berrichon et le préserve des idées nouvelles. Si elles allaient détruire quelque chose de son existence ? Il les examine comme un animal qu’il ne connaît pas très bien, et sans cesse avec une arrière-pensée de défiance. L’habitude de soupeser, toujours présente, l’empêchera d’accepter et de manier autre chose que des objets qui lui sont familiers. Il résistera aux aventures. Une opération qu’il ne tentera pas parce qu’elle présente un risque, peut-être un danger, c’est de laisser « un tien », pour deux « tu l’auras ». Il dira comme le fabuliste : l’un est sûr, l’autre ne l’est pas.

Émile VINCHON

Source : CHRISTOFLOUR (Raymond) – Maisons et Villages de France
(Marseille, Robert Laffont éditeur, 5e édition, 1942)

Berrichon_02_copie

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16 juin 2008

LU DANS LE JOURNAL N°1

IMG_01_copie Cette nouvelle rubrique s’amuse à remettre à la une quelques faits divers du temps jadis, insolites ou cocasses, qui ont dû « faire jaser » dans le village. Un siècle plus tard, à notre tour alors de jacasser…

ENCORE UN EXPLOIT DE SATYRE

Mlle Picard Cécile, âgée de 25 ans, journalière au Lac, commune d’Herry, quittait la ferme de Villatte pour se rendre chez elle, lorsqu’elle aperçut sur sa route un individu à mine suspecte, qui semblait guetter son passage ; elle revint à la ferme, attendit 20 minutes, puis prit un chemin détourné, pour se soustraire à la vue de l’individu. Lorsqu’elle fut arrivée à 500 mètres environ de la maison d’habitation, elle vit à nouveau le guetteur qui, escaladant les haies et courant à travers champs, se porta dans sa direction. Très agile, Mlle Picard s’enfuit à toutes jambes, suivie par le satyre qui, ne pouvant la rejoindre avant qu’elle rentre chez elle, lui cria cette menace : « Si j’avais pu t’attraper, je t’aurais fait ton affaire, mais je te rattraperai toujours. »
Plainte a été déposée à la gendarmerie qui a ouvert une enquête sur les agissements de ce triste individu. Il s’agit d’un soldat du 6ème régiment d’infanterie, en congé de convalescence d’un mois dans sa famille.

* satyre : (XVIIe siècle) MOD. FAM. Homme lubrique, obscène, qui entreprend brutalement les femmes ; exhibitionniste, voyeur.

Source : Le Journal de Sancerre, mai 1919

Campagne_copie


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07 avril 2008

MÉMOIRE DE HÉRISSON

BP_Herry_02Comme tout village, l’âme d’Herry doit beaucoup à l’œuvre et à la vie de ses aïeux.
Cette NOUVELLE RUBRIQUE prendra plaisir à l’explorer, sans aucune prétention ethnographique bien sûr.
Juste des délicieuses émotions, glanées ici et là, dans diverses « vieilleries » que Dame Providence a bien voulu ramener jusqu’à nous.

À cet égard, les « Bulletins paroissiaux d’Herry » nous ouvrent une mine d’informations, parfois même de révélations, sur le quotidien ordinaire des Hérissons d’antan. Des petites histoires, ou des anecdotes sans importance, qui se dérobent à la grande Histoire.
Ces minces tranches de vie villageoise alimenteront régulièrement cette chronique, en espérant que nos fidèles lecteurs ajouteront quelques pièces de mémoire familiale à ces récits épars qui, d’un siècle à l’autre, accompliront le prodige d’échapper à l’oubli.
Ainsi, au hasard de nos échanges sur la Toile, la mémoire d’Herry en sortira grandie, au sens propre comme au sens figuré !

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28 mars 2008

EN QUELQUES MOTS...

Ces quelques mots permettent de classer nos rubriques sous un vocable qui en donne le ton.

Autant d’émotions qui révèlent le vrai tempérament de LIBR’HERRY…

BONHEUR
Là où il est plaisant de goûter l’instant présent.

CANDEUR
Là où il est permis d’avouer sa naïveté.

HONNEUR
Là où il est louable de rendre hommage.

HUMEUR
Là où s’impose un coup de chapeau ou un coup de gueule.

LUEUR
Là où il est judicieux de saluer de bonnes idées.

PESANTEUR
Là où il est urgent de déplorer certaines lenteurs.

RUMEUR
Là où il est prudent de s’interroger.

SAVEUR
Là où il est agréable de partager une drôle d’histoire.

STUPEUR
Là où il est permis de clamer son indignation.

VALEUR
Là où il est réconfortant de retrouver ce que l’on aime.

Le_Petit_Journal_02


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