Clocher

Le silence assourdissant de LIBR'HERRY depuis quelques semaines vaut bien celui qui préside à la préparation des élections municipales de mars prochain. Entre rumeurs et chuchotements, en coulisses comme en malice, rien — ou presque rien — ne filtre sur la préparation des listes électorales qui se présenteront à nos suffrages.

Alors que la presse locale, depuis le début de l’année, expose le « sage renoncement » ou la « ferme volonté » des maires à solliciter un nouveau mandat, aucun écho se fait entendre sur Herry.

Dès lors, résignons-nous à nous référer au  second épisode du feuilleton « Du rififi à Herry » publié le 14 novembre dernier. Dans un communiqué de presse souhaitant réagir à la démission de ses deux premiers adjoints, Monsieur le Maire agite un chapelet de dates pour restituer le cheminement administratif d’un dossier d’urbanisme et ainsi prendre à témoin l’opinion publique — qui ne semble pas être passionnée par le sujet —. Dans une sentence arbitrale où les paroles rassurantes rivalisent de bons sentiments, on finit par comprendre qu’il entend préserver l’intérêt général. Déclaration banale sans trop d'enthousiasme.

Pour le cas où un troisième feuilleton surgirait dans les deux prochains mois, notre joli blog villageois ne manquera pas de s’en faire l’écho pour éclairer l’avis des électeurs que nous sommes.

La seule information importante qui mérite de retenir l’attention concerne la réforme du mode de scrutin puisque Herry est directement concerné.

Les lois du 17 mai 2013 abaissent de 3500 à 1000 le seuil pour recourir au scrutin proportionnel.

— Pour les communes de 1000 habitants et plus — le cas d’Herry — s’applique le scrutin proportionnel de liste à deux tours avec prime majoritaire attribuée à la liste arrivée en tête. L’électeur désigne en outre, le même jour, sur le même bulletin les élus de sa commune et ceux de l’intercommunalité.

— Innovation capitale : impossible désormais pour l’électeur de modifier l’ordre de présentation de la liste. Autrement dit, il s’agit d’un scrutin de liste bloqué qui n’autorise plus le traditionnel panachage. Voter pour une liste, c’est apporter son suffrage à tous les noms y figurant. En conséquence, cette rigidité électorale nous prive du plaisir subtil — un rien pervers — de barrer les noms de personnes que nous jugeons inaptes à l’exercice du mandat municipal. Formulons alors le bon vœu — puisqu’il est encore temps en cette fin janvier — que le candidat tête de liste saura s’entourer de colistiers disponibles, compétents et éclairés sur la « chose publique ». Véritable gageure en cette époque de désengagement civique… Sans garantie aucune de bonne représentativité. Preuve que l’équation municipale devient soudain plus complexe.

 

Herry-Reaction

Source — La voix du Sancerrois — 14 XI 2013

 

Tribun-

Source — BRÉMOND (E.) & MOUSTIER (D.) —  L’éducation morale et civique à l’école — cours moyen et supérieur — (Paris, Delalain Frères, 1909)