HUMBLE AVIS N°13
Herry serait-il en proie à la spéculation immobilière ? L’impression n’est pas fortuite. Il suffit de googoliser le mot Herry pour constater que — à part « notre joli blog » qui campe parmi les premières références — notre village tient les faveurs des officines immobilières depuis que le programme « Hameaux de campagne » est en cours de construction au lieu-dit de La Garenne.
Une précédente chronique ici même avait laissé en suspens quelques points d’interrogation. La campagne de communication du groupe Promeo nous livre enfin quelques réponses, plus ou moins édifiantes.
Revenons tout d’abord en quelques mots sur ce concept auto-proclamé « innovant ». Cette « alternative originale et adaptée à l’habitat des seniors » célèbre une approche communautariste de l’habitat rural. Tel qu’il est conçu, dessiné et promu sur le site dédié, cet « Hameau de campagne » joue de mots-clefs pour rassurer et convaincre : « habiter et investir », « aide au quotidien », « résidences senior » et « tranquilité » — avec la faute d’orthographe s’il vous plaît !! —
Village services, résidences seniors, ou « réserve de vieux » ? L’interprétation est libre bien sûr. Cette approche pionnière dessinerait-elle le village du futur où les personnes âgées seraient mises en l’écart pour vivre entre eux bon gré mal gré ? Curieuse innovation que celle de transporter le défaut des villes à la campagne…
Poussons plus loin la curiosité en examinant la méthode de vente appliquée à notre village. La plaquette PDF du projet hérisson réserve quelques surprises.
Nous apprenons d’emblée que par la route, Herry se situe à moins de 2H10 de Paris ! Prouesse extraordinaire d’un automobiliste pressé qui sait déjouer les embouteillages et narguer les radars…

Nous apprenons en outre qu’Herry « s’ouvre sur les châteaux de la Loire ». Plus à vol d’oiseau qu’à portée de bus touristique hélas. Rien de plus normal : la publicité aime simplifier à outrance pour rendre le produit séduisant.

Nous découvrons de surcroît que les heureux résidents doivent être amateurs de pétanque ! La présence d’un boulodrome au cœur du village renvoie déjà l’écho du cliquetis des boules, des clameurs victorieuses, des jurons dépités et des tournées générales et non moins euphorisantes autour d’une liqueur anisée. Bref, les allergiques aux pétanqueurs sont priés de s’abstenir…
Restons enfin circonspects sur la performance fiscale de l’investissement. Les sites marchands n’en disent que du bien, comme il se doit, puisqu’ils sont juge et partie. Certains forums spécialisés invitent à réfléchir : « Loi Bouvard : eldorado ou arnaque ? » par exemple. Une savante controverse à laquelle notre joli blog villageois s’abstiendra de prendre part.
Mais sur ce blog aussi, le débat est ouvert pour mieux explorer les charmes insoupçonnés de cette « Résidence Cœur de vie »…
Cf. les liens ad hoc —
Le site dédié aux Hameaux de Campagne :
http://www.hameaux-de-campagne.fr/
La plaquette du produit « Hameau de campagne à Herry » :
http://www.hameaux-de-campagne.fr/pdf/fiche_prog_2_fr.pdf
Un forum spécialisé invitant à la vigilance :
http://droit-finances.commentcamarche.net/forum/affich-4425732-loi-bouvard-eldorado-ou-arnaque
Un site marchand parmi d’autres :
Source : La Voix du Sancerrois — 27 X 2011
Un article promotionnel autour du chantier en cours…
HISTOIRE, MÉMOIRE, TERROIR N°5
Pourquoi la presse locale entretient-elle des polémiques clochemerlesques autour de l’histoire de la Résistance dans le département du Cher ? Un nouvel article de La Voix de la Sancerrois vient étayer les soupçons que distillait ma précédente chronique.
Curieuse conception du journalisme que de relater les états d’âme d’un « érudit du Sancerrois » déclarant avoir boycotté la dernière conférence que Gilbert Moreux tint au début de ce mois à Saint-Gemmes-du-Sancerrois.

Stupéfiant, cet article l’est au moins à trois titres :
— Il annonce un non-événement : quelle importance faut-il accorder à un mouvement d’humeur, fût-il celui d’un « ancien professeur d’histoire au collège de Sancerre », auto-proclamé « spécialiste de l’histoire locale » ? La qualité d’enseignant mérite-t-elle autant d’égards journalistiques au moment où le prestige pédagogique de l’Éducation nationale est quelque peu écorné ?
— Il consacre ses colonnes à une querelle byzantine dont les subtilités échapperont à l’immense majorité de ses lecteurs, sans même prendre soin de préciser l’objet du différend historiographique.
— Il apporte une caution suspecte à une certaine lecture de l'histoire locale. La Résistance dans le Cher serait-elle à jamais la chasse gardée d’une élite locale initiée qui s’échine à enfouir certaines vérités dérangeantes, si peu compatibles avec le sentencieux « devoir de mémoire » ?
Bref, plutôt que de s’intéresser aux travaux de vrais chercheurs berrichons, La Voix du Sancerrois persiste à pêcher ses infos dans le marigot des notables locaux… Est-ce pour les flatter ou pour les ridiculiser ? Chacun est libre, bien sûr, d’interpréter à sa façon.
§
Osant s’affranchir de « l’histoire officielle » si en vogue dans notre contrée, mon roman historique, écrit à partir de mes recherches dans les archives départementales du Cher et de témoignages inédits, porte un regard sans complaisance sur les années sombres de l’Occupation, sur ses drames et ses vilénies.
Source : Jacques GIMARD — Trompe-la-Mort — Les cahiers secrets de Pierre Paoli, agent français de la Gestapo (Éditions Qui Lit Vit, 320 pages, format 14x20 cm, 22 €)
POUR COMMANDER LE LIVRE :
— Auprès de l’éditeur - http://www.editionsquilitvit.com/boutique/#cc-m-product-5209776163
— Sur les sites ad hoc - Amazon.fr, Chapitre.com, Decitre.fr
Si vous souhaitez organiser une conférence-débat ou une séance dédicaces, contactez l’auteur…
HISTOIRE, MÉMOIRE, TERROIR N°4
La Résistance serait-elle un sujet tabou en terre berrichonne ? C’est la question que suggère un étrange article publié dans La Voix du Sancerrois le 6 octobre dernier — Cf. infra —
Tout en relatant une conférence tenue à Sainte-Gemme-en-Sancerrois par Gilbert Moreux, auteur d’un livre remarquable — Dans le labyrinthe des secrets de la Libération – Résister aux vérités convenues — le chroniqueur localier croit devoir souligner que « des Résistants ou leurs descendants se sont élevés contre cette démarche, (...) d’autres regrettent de voir resurgir un passé trouble soixante-dix ans après… »
Source : La Voix du Sancerrois, 6 octobre 2011
Cette double réaction en dit long sur le carcan mémorialiste qui pèse sur les années sombres de l’Occupation.
Depuis la Libération, il est vrai, une histoire officielle, accommodante et consensuelle, a soustrait la Résistance au doute méthodique qu’exige toute approche historique.
De surcroît, dans notre département du Cher, quelques notables locaux, auréolés d’une honorable carrière de professeur, s’érigent en gardiens vigilants d’un roman national tout à la gloire du parti communiste français.
Point d’orgue de cette posture intellectuelle : un splendide Musée départemental de la Résistance et de la Déportation se dresse en vestale d’un « devoir de mémoire » aussi sentencieux qu’ambigu.
En marge de cette mainmise de la nomenklatura berrichonne sur la Résistance française, des chercheurs indépendants explorent les archives, revisitent la presse de l’époque, recueillent des témoignages inédits pour mieux recouper leurs sources. Grâce à eux, des monographies fort instructives sont publiées, ici et là, certes sans l’imprimatur de cette élite berrichonne bien-pensante qui garde les faveurs de la presse locale. Mais leur passion suffit à nous convaincre : l’Histoire, la vraie, n’appartient à personne. Et heureusement, le temps passe pour mieux le démontrer…
Rien de sentencieux dans ce brillant essai qui se dévore comme un roman : que des faits, des sources, des recoupements… Un éclairage inédit et sans complaisance sur les heures assez troubles de la Résistance dans le Cher. Là où l’héroïsme ne cède rien aux mythes !
Gilbert MOREUX — Dans le labyrinthe des secrets de la Libération – Résister aux vérités convenues (Sury-en-Vaux, éditions AàZ Patrimoine, 2011, 382 pages, 14 sur 20 cm, 22 €)
Dans la même veine historiographie, libre et indépendante, mon roman historique, — Trompe-la-Mort - Les cahiers secrets de Pierre Paoli, agent français de la Gestapo — écrit à partir de mes recherches dans les archives départementales du Cher et de témoignages inédits recueillis auprès de personnes ayant vécu cette période. Là où on réalise que l’Occupation se dérobe aux jugements un peu trop... tardifs.
Source : Jacques GIMARD — Trompe-la-Mort — Les cahiers secrets de Pierre Paoli, agent français de la Gestapo (Éditions Qui Lit Vit, 320 pages, format 14x20 cm, 22 €)
POUR COMMANDER CE LIVRE :
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HUMBLE AVIS N°12
Googolisé dans ses moindres coins, notre « joli village » est désormais accessible du monde entier. Où que l’on se trouve, en France ou dans les contrées les plus lointaines de notre globe, les rues et lieux dits d’Herry se prêtent à une visite tout en images. Façades des maisons, entretien des jardins, marque de la voiture stationnée en face : rien n’échappera au regard de l’observateur averti, d’autant que la curiosité gratuite est souvent le seul ressort de cette investigation.
Quête futile ou suspecte ? À chacun de juger selon la définition plus ou moins stricte que l’on attache au respect de la vie privée.
Seule certitude : avec GoogleMaps, la frontière entre quête d’information et écart d’indiscrétion devient ténue, pour ne pas dire ambiguë.
Ainsi va le progrès sur la Toile : plus de précision appelle un peu plus d’intrusion. Big Brother n’est plus un fantasme littéraire… Même à Herry !
http://maps.google.fr/ — Actionner la fonction Street View
TISSU D'ÂNERIES N°3
La région Centre, les comités du tourisme du Cher et de l’Indre viennent de nous le démontrer avec brio : les collectivités territoriales ont l’art de brasser de l’air pour refouler du vide. Sur le dos des contribuables, de préférence…
Dernier exemple en date : le fabuleux brain storming (tempête de cerveaux, pour la traduction littérale) censé amorcer la nouvelle stratégie de communication du Berry.
Pour la modique somme de 40.000 euros*, deux prestigieuses agences de com’ parisiennes — CRP Consulting et DDB — ont déversé leurs sciences infuses sur ce que devrait être le positionnement de la marque Berry.
Pour justifier de tels honoraires, une pédantesque dialectique participait à cette opération poudre aux yeux.
Quelques morceaux choisis laissent rêveurs : « Nous avons voulu un changement fondamental dans les codes de la marque Berry, proclame une consultante très sûre d’elle (…) L’étude du positionnement identitaire a abouti à une nouvelle marque, Berry Province (..) Il faut sortir du Berry éternel et magique. »
Remarquons au passage le pas de clerc, étonnant pour des spécialistes de la communication : « Nous avons voulu… » Preuve qu’ils savent mieux décider que les autres, et que leur expertise marketing vaut mieux que l’expérience intuitive du terrain…
Bref, en fait de génie créatif, ils jouent sur les pauvres rimes de l’allitération : « les codes de la marque Berry s’appuieront désormais sur le concept de Berrysianisme qui différencie le Berry du positionnement tendance qu’est le parisianisme… »
40.000 euros pour une telle imposture, qui peut faire mieux ? Dans cette triste affaire, on ne sait plus qui est à plaindre ou à blâmer... Ces agences de communication dont la filouterie n’a d’égale que la médiocrité intellectuelle ? Ou nos chers élus départementaux et régionaux assez naïfs pour paraître au final Gros Jean comme devant ?
Comble de la farce : le concept de Berrysianisme requiert désormais l’épithète berrysien à la place de berrichon. De même, sur les conseils avisés de nos spécialistes du positionnement touristique, les habitants du Berry doivent apprendre à devenir des Berrysiens, et non plus des Berrichons…
Moi, j’aime bien mon épithète Berrichon. Certes, cela sonne un peu folichon ou cornichon… Mais face à tant d’inepties, je préfère encore passer pour un cornichon, même si ce n’est pas vraiment folichon…
*Pour la seule création du concept berrysien, cette enquête a coûté 40.000 euros. Elle a été financée à 50 % par la région Centre, à 25 % par le comité de tourisme de l’Indre, et à 25 % par le comité de tourisme du Cher… Réjouissons-nous, c’est toujours le cochon qui paie… Foi de Berrichon !
Cf l'écho de la presse locale sur ce sujet :
http://www.lanouvellerepublique.fr/ACTUALITE/24-Heures/Adieu-les-Berrichons-bonjour-les-Berrysiens

Berry Province : un concept esthétique bien en place sur Internet
Mon concept préféré !

HUMBLE AVIS N°11
2011 s’annonce année pionnière à en croire le sympathique projet « Hameaux de Campagne » que la presse locale nous présentait en exclusivité, le 9 décembre dernier.
La pose de la première pierre d’un village pour seniors préfigurerait-elle un nouveau type d’habitat adapté aux réalités démographiques de ce que sera la France rurale des années 2020 ?
La société Village Center Patrimoine qui commercialise ce projet immobilier semble, en tout cas, s’entourer des meilleurs atouts dialectiques.
Ce concept pavillonnaire de résidence Troisième âge a puisé dans l’air du temps tous les arguments susceptibles de convaincre des investisseurs socialement responsables : les maisons de village sont construites en bois, elles répondent aux normes de « haute qualité environnementale », leur isolement thermique est « aisé et écologique », elles permettent même de « lutter contre l’effet de serre » !
Au-delà de cet argumentaire assez convenu, difficile d’en savoir plus sur le projet. Quelles données socio-économiques ont permis de fixer l’objectif à une vingtaine de maisons à Herry ? Est-il pertinent d’investir sur ce programme promis à un rendement et à un régime fiscal attractifs ? L’offre « Hameaux de Campagne » est-elle un concept rural novateur ou une simple opération immobilière de plus ?
Curiosité de bon aloi, d’autant que la société ne dispose d’aucune référence visible. Plus décevant encore : elle n’a pas cru devoir répondre aux questions que notre « joli blog villageois » lui a posées. Étrange pas de clerc pour une opération de communication : comment le silence pourrait-il inspirer confiance ?

TISSU D'ÂNERIES N°2
Nos respectables élus jouent de malchance. Chaque fois qu’ils portent la voix officielle de notre village sur LIBR’HERRY, leur propos est confondant de naïveté.
À propos de notre dernier humble avis, invitant à « faire le point sur les impayés d’Herry », la réaction de notre dévoué Premier adjoint au Maire mérite un prix d’excellence. Jugez plutôt :
« Depuis plus d'un an, des conseillers travaillent sur la régularisation des impayés dans notre commune. Depuis, les personnes ayant assisté aux différentes réunions du conseil municipal ont eu les réponses à vos trois questions, et, peuvent apprécier le travail effectué par MM. Egrot et Perron à régler ces problèmes, malgré l'ingratitude de cette tâche. Un bon chroniqueur est celui qui va chercher l'information à sa source. »
De ce billet acidulé, transpire une étrange conception de la démocratie locale.
Avec trois surprises à la clef.
PREMIÈRE SURPRISE — Notre Premier adjoint m’honore du titre de journaliste d’investigation. Une qualité que je n’ai pas la prétention de revendiquer. Je n’ai pas de carte de presse. Je ne suis qu’un modeste Hérisson relatant « les nouvelles du journal », pour mieux éveiller la curiosité de nos gentils contribuables.
DEUXIÈME SURPRISE — À Herry, le contribuable doit se transformer en véritable enquêteur pour obtenir de l’information officielle. Alors que dans la plupart des communes voisines, à l’exemple de Sancergues ou de Marseille-lès-Aubigny, savoir-faire et faire-savoir vont de pair. – cf leur site respectif -
Est-ce la faute de LIBR’HERRY si, un an après les élections municipales, notre commune est encore dépourvue de bulletin d’informations ou de blog officiel ?
À quoi sert la création d’une délégation à la communication, pourvue d’une belle indemnité d’exercice ?
Comment les « foyers fiscaux » pourraient-ils tous « assister au Conseil municipal », un droit n’ouvrant pas, par ailleurs, le droit à la parole ?
Soyons lucides : au XXIème siècle, la gestion communale ne peut plus être la chasse gardée de notables qui décident tout en comité secret et qui pratiquent la rétention d’informations. Changement d’époque : les manants ne sont plus « taillables et corvéables à merci », le seigneur en son château doit apprendre à sortir de sa tour d’ivoire.
TROISIÈME SURPRISE — Dans une démonstration maladroite de langue de bois politicienne, notre premier adjoint rend hommage au « travail effectué depuis plus d’un an sur la régularisation des impayés ». Satisfecit invérifiable en l’état, sans information municipale, et sujet à caution.
Selon des sources convergentes bien informées, des élus auraient entrepris, voilà quelques semaines, des démarchages à domicile aux fins de récupérer certaines vieilles dettes de fiscalité locale. Une nouvelle conception de la comptabilité publique, oubliant le sacro-saint principe de séparation de l’ordonnateur et du comptable. Au élus de fixer l’impôt. Au Trésor public de le recouvrir. Sur le fief d’Herry, le droit français semble impénétrable…
En guise de conclusion, LIBR’HERRY choisit de « positiver » ce nouveau tissu d’âneries municipales, et prend à témoin ses lecteurs en présentant TROIS PROPOSITIONS CONCRÈTES à nos respectables élus :
— Obtenir un rendez-vous avec Monsieur le Maire pour relayer sur notre blog les réponses aux trois questions que notre HUMBLE AVIS N°10 vient de poser en toute loyauté. Un reportage exclusif qui honorerait le premier anniversaire de LIBR’HERRY.
— Proposer à la commune une tribune mensuelle de manière à ouvrir des débats thématiques
— Accueillir sur ce blog une version PDF du futur bulletin municipal, pour recueillir les réactions de nos concitoyens Hérissons.. et pour combler le déficit de faire-savoir de nos braves élus.
Parce que notre « joli blog villageois » est plein de bonne volonté !

« Chhutt… Rien ne doit filtrer du Conseil municipal : tout reste entre nous …
Et surtout pas un mot sur LIBR’HERRY ! Sinon, les Hérissons pourraient commencer à se poser des questions… »
QUESTIONS FONDAMENTALES
De nombreux Hérissons ont souhaité se donner un petit délai de réflexion avant de nous retourner leurs réponses aux « dix questions fondamentales pour LIBR’HERRY ».
Le succès apparent que recueille notre enquête, les bonnes idées qu’elle suggère, les révélations (parfois stupéfiantes !) qu’elle nous réserve, confortent notre résolution de proroger la date limite de réponse.
Hérissons pointilleux ou oublieux, vous avez donc jusqu’au 7 mai pour nous renvoyer votre questionnaire dûment rempli, « le cachet de votre mail faisant foi » selon l’expression de jadis. — Cf lien Word ci-dessous —
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Précision utile : LIBR’HERRY garantit, comme il se doit, le respect de l’anonymat des participants…
N’oubliez pas d’ici là de diffuser ce questionnaire autour de vous !
À bientôt...

TRIBUNE LIBRE N°3
AUJOURD'HUI ON DÉBOISE...
2008 a été l'année du fleurissement de la commune avec l'apparition de nouveaux bacs à fleurs mais aussi dans un genre plus comptemporain la plantation de nouvelles bites à usage divers.
Mais aujourd'hui, les deux ifs qui cachaient l'état lamentable de la porte de notre maison du peuple ont été sacrifiés par décision du maire qui devrait plutôt s'occuper des arbres visibles le long de l'entrée de la commune en venant de Sancergues et qui sont tombés.
Enfin le pire est derrière la porte, comme en témoigne le "couloir d'accueil"...
Philippe Dumur


HUMBLE AVIS N°9
LIBR’HERRY est un blog d’opinions. Mais qui pouvait deviner qu’il deviendrait un blog d’influence ? C’est la question que suggère la récente délibération du Conseil municipal d’Herry visant le projet d’installation de deux « bungalows pour les jeunes ».
De toute évidence, les observations que nous développions dans notre dernier « humble avis » sur ce sujet sensible ont reçu un écho bienveillant parmi nos sages édiles.
La résolution de « responsabiliser les jeunes » en pressentant parmi eux un interlocuteur responsable, la précaution d’assortir cette libéralité d’une « période probatoire » : ces deux clauses reprennent les conditions préalables que nous proposions dans notre chronique du 24 février dernier.
LIBR’HERRY est alors flatté de constater que nos élus se rangent à son « humble avis ». Preuve manifeste qu’ils lisent avec attention notre « joli blog villageois », même en cachette !
Trois questions non subsidiaires restent cependant en suspens. Et nous serions très honorés qu’un Hérisson avisé vienne éclairer nos nombreux lecteurs, pour compléter l’information de la presse locale.
— PREMIÈRE QUESTION, de nature juridique : quelle personne morale assumera la responsabilité civile de ce local ? L’interrogation n’est pas superflue…
— DEUXIÈME QUESTION, de nature esthétique : pourquoi avoir opté pour des « bungalows de chantier » ? Tout le monde s’accorde à le reconnaître : cette commodité n’est pas « très jolie » (doux euphémisme). Rien de grave, parce que d’ordinaire, elle campe le temps d’un chantier. Mais lorsqu’il n’y a pas de chantier, et que le bungalow s’installe pour durer, là, cela devient très laid. Assez de quoi pour alimenter bientôt notre rubrique « Les goûts et les couleurs »…

— TROISIÈME QUESTION, de nature éthique : quelle contrepartie notre municipalité va-t-elle exiger, de la part des jeunes hérissons, en retour de cette généreuse libéralité ? La vocation prioritaire d’une équipe municipale est de soutenir le tissu économique de la commune, un peu moins de développer tous azimuts les loisirs. Cette dépense ludique ne risque-t-elle pas de donner aux contribuables hérissons l’impression fort désagréable de « subventionner la glandouille » ?
Expliquer, rassurer, convaincre : c’est aussi une vraie mission de service public. À Herry comme ailleurs, impossible de s’y soustraire. Voilà pourquoi, en ouvrant ses colonnes à tous, LIBR’HERRY est heureux de contribuer à l’expression de la démocratie locale…

Source : La Voix du Sancerrois - 2 avril 2009






