10 juin 2009
TISSU D'ÂNERIES N°2
Nos respectables élus jouent de malchance. Chaque fois qu’ils portent la voix officielle de notre village sur LIBR’HERRY, leur propos est confondant de naïveté.
À propos de notre dernier humble avis, invitant à « faire le point sur les impayés d’Herry », la réaction de notre dévoué Premier adjoint au Maire mérite un prix d’excellence. Jugez plutôt :
« Depuis plus d'un an, des conseillers travaillent sur la régularisation des impayés dans notre commune. Depuis, les personnes ayant assisté aux différentes réunions du conseil municipal ont eu les réponses à vos trois questions, et, peuvent apprécier le travail effectué par MM. Egrot et Perron à régler ces problèmes, malgré l'ingratitude de cette tâche. Un bon chroniqueur est celui qui va chercher l'information à sa source. »
De ce billet acidulé, transpire une étrange conception de la démocratie locale.
Avec trois surprises à la clef.
PREMIÈRE SURPRISE — Notre Premier adjoint m’honore du titre de journaliste d’investigation. Une qualité que je n’ai pas la prétention de revendiquer. Je n’ai pas de carte de presse. Je ne suis qu’un modeste Hérisson relatant « les nouvelles du journal », pour mieux éveiller la curiosité de nos gentils contribuables.
DEUXIÈME SURPRISE — À Herry, le contribuable doit se transformer en véritable enquêteur pour obtenir de l’information officielle. Alors que dans la plupart des communes voisines, à l’exemple de Sancergues ou de Marseille-lès-Aubigny, savoir-faire et faire-savoir vont de pair. – cf leur site respectif -
Est-ce la faute de LIBR’HERRY si, un an après les élections municipales, notre commune est encore dépourvue de bulletin d’informations ou de blog officiel ?
À quoi sert la création d’une délégation à la communication, pourvue d’une belle indemnité d’exercice ?
Comment les « foyers fiscaux » pourraient-ils tous « assister au Conseil municipal », un droit n’ouvrant pas, par ailleurs, le droit à la parole ?
Soyons lucides : au XXIème siècle, la gestion communale ne peut plus être la chasse gardée de notables qui décident tout en comité secret et qui pratiquent la rétention d’informations. Changement d’époque : les manants ne sont plus « taillables et corvéables à merci », le seigneur en son château doit apprendre à sortir de sa tour d’ivoire.
TROISIÈME SURPRISE — Dans une démonstration maladroite de langue de bois politicienne, notre premier adjoint rend hommage au « travail effectué depuis plus d’un an sur la régularisation des impayés ». Satisfecit invérifiable en l’état, sans information municipale, et sujet à caution.
Selon des sources convergentes bien informées, des élus auraient entrepris, voilà quelques semaines, des démarchages à domicile aux fins de récupérer certaines vieilles dettes de fiscalité locale. Une nouvelle conception de la comptabilité publique, oubliant le sacro-saint principe de séparation de l’ordonnateur et du comptable. Au élus de fixer l’impôt. Au Trésor public de le recouvrir. Sur le fief d’Herry, le droit français semble impénétrable…
En guise de conclusion, LIBR’HERRY choisit de « positiver » ce nouveau tissu d’âneries municipales, et prend à témoin ses lecteurs en présentant TROIS PROPOSITIONS CONCRÈTES à nos respectables élus :
— Obtenir un rendez-vous avec Monsieur le Maire pour relayer sur notre blog les réponses aux trois questions que notre HUMBLE AVIS N°10 vient de poser en toute loyauté. Un reportage exclusif qui honorerait le premier anniversaire de LIBR’HERRY.
— Proposer à la commune une tribune mensuelle de manière à ouvrir des débats thématiques
— Accueillir sur ce blog une version PDF du futur bulletin municipal, pour recueillir les réactions de nos concitoyens Hérissons.. et pour combler le déficit de faire-savoir de nos braves élus.
Parce que notre « joli blog villageois » est plein de bonne volonté !

« Chhutt… Rien ne doit filtrer du Conseil municipal : tout reste entre nous …
Et surtout pas un mot sur LIBR’HERRY ! Sinon, les Hérissons pourraient commencer à se poser des questions… »
27 avril 2009
QUESTIONS FONDAMENTALES
De nombreux Hérissons ont souhaité se donner un petit délai de réflexion avant de nous retourner leurs réponses aux « dix questions fondamentales pour LIBR’HERRY ».
Le succès apparent que recueille notre enquête, les bonnes idées qu’elle suggère, les révélations (parfois stupéfiantes !) qu’elle nous réserve, confortent notre résolution de proroger la date limite de réponse.
Hérissons pointilleux ou oublieux, vous avez donc jusqu’au 7 mai pour nous renvoyer votre questionnaire dûment rempli, « le cachet de votre mail faisant foi » selon l’expression de jadis. — Cf lien Word ci-dessous —
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Précision utile : LIBR’HERRY garantit, comme il se doit, le respect de l’anonymat des participants…
N’oubliez pas d’ici là de diffuser ce questionnaire autour de vous !
À bientôt...

24 avril 2009
TRIBUNE LIBRE N°3
AUJOURD'HUI ON DÉBOISE...
2008 a été l'année du fleurissement de la commune avec l'apparition de nouveaux bacs à fleurs mais aussi dans un genre plus comptemporain la plantation de nouvelles bites à usage divers.
Mais aujourd'hui, les deux ifs qui cachaient l'état lamentable de la porte de notre maison du peuple ont été sacrifiés par décision du maire qui devrait plutôt s'occuper des arbres visibles le long de l'entrée de la commune en venant de Sancergues et qui sont tombés.
Enfin le pire est derrière la porte, comme en témoigne le "couloir d'accueil"...
Philippe Dumur


05 avril 2009
HUMBLE AVIS N°9
LIBR’HERRY est un blog d’opinions. Mais qui pouvait deviner qu’il deviendrait un blog d’influence ? C’est la question que suggère la récente délibération du Conseil municipal d’Herry visant le projet d’installation de deux « bungalows pour les jeunes ».
De toute évidence, les observations que nous développions dans notre dernier « humble avis » sur ce sujet sensible ont reçu un écho bienveillant parmi nos sages édiles.
La résolution de « responsabiliser les jeunes » en pressentant parmi eux un interlocuteur responsable, la précaution d’assortir cette libéralité d’une « période probatoire » : ces deux clauses reprennent les conditions préalables que nous proposions dans notre chronique du 24 février dernier.
LIBR’HERRY est alors flatté de constater que nos élus se rangent à son « humble avis ». Preuve manifeste qu’ils lisent avec attention notre « joli blog villageois », même en cachette !
Trois questions non subsidiaires restent cependant en suspens. Et nous serions très honorés qu’un Hérisson avisé vienne éclairer nos nombreux lecteurs, pour compléter l’information de la presse locale.
— PREMIÈRE QUESTION, de nature juridique : quelle personne morale assumera la responsabilité civile de ce local ? L’interrogation n’est pas superflue…
— DEUXIÈME QUESTION, de nature esthétique : pourquoi avoir opté pour des « bungalows de chantier » ? Tout le monde s’accorde à le reconnaître : cette commodité n’est pas « très jolie » (doux euphémisme). Rien de grave, parce que d’ordinaire, elle campe le temps d’un chantier. Mais lorsqu’il n’y a pas de chantier, et que le bungalow s’installe pour durer, là, cela devient très laid. Assez de quoi pour alimenter bientôt notre rubrique « Les goûts et les couleurs »…

— TROISIÈME QUESTION, de nature éthique : quelle contrepartie notre municipalité va-t-elle exiger, de la part des jeunes hérissons, en retour de cette généreuse libéralité ? La vocation prioritaire d’une équipe municipale est de soutenir le tissu économique de la commune, un peu moins de développer tous azimuts les loisirs. Cette dépense ludique ne risque-t-elle pas de donner aux contribuables hérissons l’impression fort désagréable de « subventionner la glandouille » ?
Expliquer, rassurer, convaincre : c’est aussi une vraie mission de service public. À Herry comme ailleurs, impossible de s’y soustraire. Voilà pourquoi, en ouvrant ses colonnes à tous, LIBR’HERRY est heureux de contribuer à l’expression de la démocratie locale…

Source : La Voix du Sancerrois - 2 avril 2009
24 février 2009
HUMBLE AVIS N°8
Un article fort instructif publié dans notre hebdomadaire préféré, « La Voix du Sancerrois », dans son édition du jeudi 19 février.
« Pour une sorte de “Maison de jeunes“ à Herry », titre le reporter un peu embarrassé. Et on le comprend : bien difficile de mettre un nom sur le projet juvenilophile qui agite notre « joli village »…
ÉCOUTER LES JEUNES, C’EST BIEN
Parce que « les jeunes, c’est l’avenir d’Herry » — selon le sermon prophétique de notre bien-aimé Maire visionnaire — la Municipalité a pris l’initiative d’écouter les forces vives des jeunes Hérissons…
À en croire l’article de presse, « la motivation principale des jeunes se manifeste par le fait de pouvoir disposer d’un local destiné, équipé pour l’installation de quelques jeux, télévision et internet, sans oublier une alimentation en eau. » (sic)
Cette conception tristement consumériste de « la vie quand on est jeune » ne désespère pas outre mesure nos heureux élus, puisqu’ils adhérent à ce projet, moyennant une mystérieuse mise en garde : « La mise en service est de notre responsabilité, le fonctionnement, ce sera votre truc »…
« Votre truc », le mot est lâché. Avec son cortège d’approximations et d’incertitudes. Nos chers élus ont-ils voulu dire aux D’jeunes Hérissons : « Vous ferez ce que vous voulez de ce local : on vous donne carte blanche… » (?) Ou alors, « Débrouillez-vous, on vous offre ce local, et on ne veut pas en entendre parler… » (?)
Nul doute que le prochain Conseil municipal d’Herry saura nous éclairer sur « sa politique pour les jeunes ».
S’il est permis de s'interroger sur la pertinence d’une approche clientéliste de la gestion municipale — entreprendre pour les jeunes, les anciens, les boulistes, les pêcheurs, les chasseurs, les footeux, les scrogneugneux et consorts… — il est louable de vouloir chercher à satisfaire une jeunesse désœuvrée, dont la seule ambition serait de « tuer l’ennui »…
RESPONSABILISER LES JEUNES, C’EST MIEUX
Sur ce vaste sujet, LIBR’HERRY aimerait ouvrir un débat franc et constructif, en proposant à ses lecteurs quelques pistes concrètes de réflexion sur le seul enjeu qui vaille : l’éveil à la citoyenneté de nos jeunes concitoyens.
Ni polémique ni mauvais esprit : laissons-nous guider par le bon sens pour bâtir cette « Maison de Jeunes Hérissons » sur des bases saines et solides. Trois axiomes, issus d’une expérience de terrain éprouvée dans diverses communes ayant voulu « faire quelque chose pour les jeunes », devraient permettre de résoudre la délicate équation entre l’utile et le futile.
Premier axiome : pas d’attribution de local sans structure juridique.
Au regard des lourdes responsabilités civiles et pénales qui pèsent désormais sur les Maires, les usagers d’un local communal, fussent-ils tous « jeunes », doivent se doter d’une personnalité juridique apte à les représenter et à assumer les devoirs qui leur incombent. Le fonctionnement d’un local, même à vocation ludique, reste « un truc » à manier avec précaution. Au moins pour se prémunir de terribles désillusions.
Deuxième axiome : pas d’attribution de local sans projet constructif.
« Tuer l’ennui » ne peut suffire de motif à la création d’un nouveau service public. L’investissement matériel de la commune auprès des jeunes doit dès lors reposer sur un projet éducatif, reposant sur des obligations de moyens et de résultats, assorties d’une période probatoire : seule manière d’apprécier la motivation de jeunes citoyens imaginatifs, animateurs de leur village, et non consommateurs-profiteurs de loisirs gratuits.
Troisième axiome : pas d’attribution de local sans « partenariat donnant-donnant ». Comme le respect, la confiance se mérite. La création d’une « sorte de Maison de Jeunes à Herry » n’offre-t-elle pas une belle opportunité pour promouvoir une saine conception de la solidarité ? Une solidarité active et mutuelle : en échange de ce local dédié à la jeunesse, aux frais des gentils contribuables, nos D’jeunes Hérissons proposeraient eux-mêmes une prestation de service public — à définir et à contractualiser – au profit de toute la communauté villageoise. Vouloir se distraire et savoir se rendre utile : une approche souriante de la solidarité, aux antipodes de l’assistanat avilissant que trop de communes flattent par goût de la facilité ou de la démagogie.
Aider les jeunes à s’investir dans un projet d’intérêt général, à vocation inter-générationnelle : un engagement responsable, méritant estime et reconnaissance.
Un beau défi que LIBR’HERRY est heureux de suggérer, en ouvrant un nouveau débat promis à de fructueux échanges…

15 février 2009
LES GOÛTS ET LES COULEURS N°2
« Les goûts et les couleurs, cela ne se discute pas », allez-vous nous répéter sur le sujet du jour.
Mais quand un « mobilier urbain » en vulgaire plastique s’empare de la voie publique, nous sommes peut-être en droit de nous interroger sur ce curieux - et non moins mystérieux - acharnement à vouloir enlaidir notre village…
Curieuse œuvre d’art que celle qui trône « en centre ville », à l’angle de la rue de Villatte.
Cinq plots en plastique verts, parés de bandes réfléchissantes pour le spectacle nocturne, sont au garde-à-vous, bien décidés à neutraliser ce petit bout du domaine public.
À quoi diable servent-ils ?
Prévenir un stationnement gênant ou dangereux ? Signaler un risque d’affaissement de la chaussée ? Inviter les automobilistes à la prudence ?
Incombent-il à un besoin impérieux de sécurité publique ou au caprice d’un Hérisson influent et persuasif ? Nul doute qu’une personnalité initiée ne tardera pas à rassurer les fidèles lecteurs(rices) de LIBR’HERRY.
Suggestion du jour : pour donner un semblant utile et agréable à cette œuvre d’art inachevée, pourquoi ne pas adjoindre à ces verts tabourets une petite table de pique-nique ? Ou mieux encore, pourquoi ne pas les remplacer par des sympathiques nains de jardins qui veilleraient sur une corbeille de fleurs ?
Juste deux idées pour lancer un grand débat environnemental sur « notre joli blog villageois »
Comme quoi les goûts et les couleurs, etc…

17 janvier 2009
BONS VŒUX ET MOTS CREUX
« Renouveau, changement, travail d’équipe, période d’adaptation, découverte du terrain » : promesse de Gascon ou de Berrichon ? Derrière les mots creux, la peur abyssale du vide ?
Le doute côtoyait gentiment l’expectative lors de la morne cérémonie des vœux de Monsieur le Maire, samedi 10 janvier dernier, sur la bonne foi de nos correspondants spéciaux, Hérissons de souche dont le flair ne trompe pas.
DES VŒUX SANS FAÇON ?
Quelques chaises installées à la va-vite, une table dressée sans nappe ni fleurs, une galette des rois sans fève ni couronne. De toute évidence, la nouvelle équipe municipale ne cultive pas trop le goût de la « belle cérémonie ». Mais qu’importe. L’ambiance se veut conviviale ou familiale, selon les affinités. Même si Monsieur le Maire oublie de présenter nominativement les membres de son conseil municipal. Pas de clerc ou ruse de Sioux ? Mystère. De mauvaises langues supputent qu’il préféra taire l’absence de certains conseillers municipaux, comme si un certain malaise jetait déjà le doute sur la cohésion de nos édiles.
DES VŒUX SANS ÂME ?
L’onction du suffrage universel transfigure rarement le notable en grand orateur. L’adage est aussi vrai à Herry. Les yeux de Monsieur le Maire ne quittent pas ses deux feuillets pour ne pas perdre le fil de son discours rédigé avec amour.
Félicitations d’usage et remerciements convenus se plaisent en redondances, peut-être pour mieux combler la vacuité de l’imagination. Le ton est sans conviction. Les sempiternels grands projets ânonnés depuis vingt ans – plan communal, aménagement du centre-bourg, rénovation du presbytère – font encore office de gentils vœux pieux.
Seule consolation : apprendre que notre belle « Croix des Missions », improprement appelée « Croix des Quinaults », sera restaurée. Une bonne résolution pour 2009 que LIBR’HERRY est fier d’avoir inspirée !
Soudain, point d’orgue du discours officiel, tombe la phrase ex-cathedra, insolite et mystérieuse, celle que la presse locale a reprise en chœur : « L’équipe municipale a changé, il faut que chacun s’adapte à ce changement. »
DES VŒUX SANS ÉLAN ?
Sublime exhortation cette « petite phrase politicienne ».
Est-elle comminatoire ? Dans le genre : « Adaptez-vous ou restez chez vous. »
Est-elle incantatoire ? Dans le style « continuité dans le culte du changement, ou culte du changement dans la continuité. » Impossible de décoder cet étrange message. Admirons au passage la prudence rhétorique : c’est l’équipe qui a « changé » mais nul ne sait encore ce que cette équipe veut changer…
Ni vision d’avenir, ni ambition mobilisatrice. Ni enthousiasme, ni envie. Dans le registre, « essayons de bien faire avec le peu qu’on a… » Avec, pour mise en scène, ce curieux alignement d’élus sages et résignés, tous dos au mur, qui donnent l’air d’attendre le peloton d’exécution. Dans le silence sépulcral d’un rituel compassé qui n’a hélas pas osé ouvrir un libre débat entre Hérissons de bonne volonté.
Entre l’utile et le futile, entre les effets d’annonce et les annonces sans effet, entre l’espoir et la désillusion, c’est compliqué la politique. Ici plus qu’ailleurs, parce que dans le Cher règne en maître la prudence timorée du tempérament berrichon !
EXCLUSIVITÉ : en écho à cette grande première municipale, découvrez ci-dessous, dans notre TRIBUNE LIBRE, le témoignage d’un conseiller municipal qui ne cache pas son nom !...

Source : La Voix du Sancerrois, 15 janvier 2009
TRIBUNE LIBRE N°2
Honneur aujourd’hui à un conseiller municipal qui a le courage de ne pas dissimuler son nom sur « notre joli blog villageois ».
LIBR’HERRY est heureux d’ouvrir, pour la première fois, ses colonnes à un Hérisson respectable et influent…
« Moi non plus, je n'étais pas présent à cette soirée, mais vous comprendrez pourquoi : je suis resté quelqu'un de l'opposition qui n'avalise pas tous les agissements du conseil municipal et qui veut une chose, défendre les intérêts de la commune d'Herry même si souvent je suis seul contre tous ; je ne voulais pas participer à cette parade toute organisée d'avance et où les citoyens de la commune n'ont même pas eu pas la parole.
Monsieur le maire n'avait pas cette année, la présence de Monsieur JUPILLE, celui qui l'a si bien intronisé après l'avoir soutenu vis à vis du "peuple" en le désignant comme le seul capable de lui succéder. La présence de notre ancien maire était-elle vraiment souhaitée à cette soirée quand on sait que notre nouveau maire et quelques uns de sa petite majorité le porte responsable de la dégradation de la commune ?
En tant que conseiller municipal et en contact permanent avec la population, je peux vous affirmer que cette dernière se pose d'énormes interrogations quant à la volonté de changement qui devait être la devise du 1er magistrat.
Plusieurs conseillers, voire adjoint, membres du personnel communal étaient absents à cette parodie de vœux. Faut-il s'interroger, voir en tirer des conclusions ? À mon avis : oui !
On peut regretter (eh oui, on regrette déjà) les voeux du maire d'avant 2001 où un élan amical des participants à cette soirée qui se voulait chaleureuse, sans oublier le bilan parfois rébarbatif du travail de l'année, mais où chacun avait sa place et venait malgré quelques heurts au moment des questions diverses que Monsieur JUPILLE (« Jeannot » pour la plupart) ne fuyait pas et auxquelles il savait faire face. Cela était vite oublié quand les verres s'entrechoquaient et que la bonne humeur si réputée des habitants d'Herry s'emparait de la salle des fêtes souvent comble à cette occasion.
En conclusion, n'était-ce pas plutôt là, une commune où il faisait bon vivre ? »
Philippe DUMUR

16 janvier 2009
TISSU D'ÂNERIES N°1
Quelle plus belle image pour illustrer cette NOUVELLE RUBRIQUE ! J’ignorais jusqu’alors que la peau d’âne servait jadis à fabriquer la peau de tambour…
Un tambour, en clin d’œil au « garde-champêtre numérique » qui - cela lui arrive aussi - raisonne comme une peau de tambour.
Et un âne, en référence à la pauvreté intellectuelle que Monsieur le Maire reproche à notre « joli blog villageois » ! - Cf article in Le Berry républicain, 10 janvier 2009 -
« Un tissu d’âneries », voilà sa première réaction officielle pour commenter LIBR’HERRY devant la presse locale.
- D’abord ce n’est pas très gentil. En considération de sa noble fonction, la moindre des courtoisies ne serait-elle pas de glisser un peu d’élégance dans sa désapprobation ? Je laisserai bien sûr à nos chers Hérissons le soin d’apprécier.
- Ensuite c’est moitié exact. Puisque lui-même avoue que sur ce blog, « il n’y a que la moitié de l’information ». La moitié, ce n’est pas assez, je le concède. Mais c’est beaucoup mieux que le « rien du tout » de la communication institutionnelle de la Mairie, pourvue pourtant d’une délégation ad hoc. Un silence assourdissant dont LIBR’HERRY renvoie l’écho, bien malgré lui.
- Surtout, c’est assez maladroit. LIBR’HERRY explore la filière numérique pour tisser un nouveau lien social, entre passé et présent, entre Herrissons de souche et Herrissons d’adoption, entre citoyens « initiés » et citoyens oubliés… Pourquoi alors dénigrer ce que nos chers Hérissons attendent ?
Difficile, il est vrai, de « plaire à tout le monde », même si ce « joli blog » ne fait de mal à personne…
ATTENTION : Dès demain, sans rapport aucun avec ce « tissu d’âneries », un reportage exclusif sur la première cérémonie des Vœux de notre nouveau Monsieur le Maire !

27 septembre 2008
HUMBLE AVIS N°6
Roger Martin du Gard est l’icône littéraire de Sancergues, comme nous le rappelle cette semaine La Voix du Sancerrois, en présentant en détail les diverses manifestations culturelles qu’organise le mois prochain la bien inspirée Université rurale du canton de Sancergues.
Le collège porte son nom : un remède puissant contre l’oubli. Et le Château d’Augy se dresse en repaire de son inspiration, puisque l’auteur, vingt-sept années durant, y pratiquait, semble-t-il, des exils bucoliques et non moins créatifs. C’est là, entre les murs de cette bâtisse au charme approximatif, qu’il aurait conçu le plan des Thibault, son œuvre maîtresse, couronnée par le prix Nobel de littérature en 1937.
« Concevoir un plan » est assurément l’épreuve la plus douloureuse de tout écrivain, seul capable de mesurer combien « l’écriture est un enfer aux couleurs du paradis », selon le témoignage avisé de Jean d’Ormesson.
Beaugy, porte de l’enfer ? Impossible de dessiner l’image que cet étrange personnage a gardée de sa villégiature berrichonne. Mais qu’importe les relations intimes que RMG a pu nouer avec les nombreuses demeures où il a vécu et travaillé, tour à tour dans l’Oise, dans le Berry, dans l’Orne, ou sur la Riviera.
Pour notre Panthéon régional, RMG est une icône culturelle, patinée bien comme il faut, à la gomme du terroir.
Il est certes louable de ressusciter une œuvre datée, dans laquelle notre XXIe siècle peinera quelque peu à se reconnaître : des romans fleuves, un style engoncé, un académisme vieillot, une culture historique pétrie dans le pacifisme béat de la Belle Époque.
Mieux que sa fibre romanesque, survit l’esprit vif, fertile et lucide, comme l’attestent ses « liaisons assez particulières » avec ses amis André Gide et André Malraux. À eux trois, le temps d’une méditation vespérale, ils ont réussi à cerner une définition éternelle et universelle de l’intelligence autour de trois vertus cardinales : « le jugement, l’esprit hypothétique, et la destruction de la comédie. »
Une performance d’un soir qui transcende à elle seule l’œuvre d’une vie….

Source : La Voix du Sancerrois, 25 septembre 2008
Une bonne adresse sur la Toile : Les Amis de RMG
http://pageperso.aol.fr/chandrieux/RMG/page2.html

